Parce qu'on se pointe (presque) en retard, parce que quand on commence à quinze, on s'en rend compte à vingt-cinq, parce qu'ils se foutent de ma gueule en sport, parce qu'elle rythme les désespérantes révisions de physique en chantant, parce que mon c½ur s'emballe, parce qu'elle rigole pour rien, parce qu'on se fait attaquer en histoire, parce que Brice occupe une chaise, parce que des ombres trainent dans les couloirs, parce que les jeunes filles draguent leur professeur, parce que mes cheveux ne tarderont pas à cramer en chimie, parce qu'il ne reste que quelques heures de cours, parce qu'elle était au piano quand je suis rentrée, parce que bientôt, nous nous endormirons à l'aube dans l'herbe, parce que bientôt, nous nous lèverons à sept heures du soir, parce que tu me parleras beaucoup, parce que le vent, dans nos cheveux, est au rendez-vous, parce qu'il n'a d'yeux que pour elle. Parce que personne n'est pret pour le changement, mais parce que tout doit changer.
Ephémère.