# Posté le mardi 17 avril 2007 15:51

Modifié le vendredi 15 août 2008 10:04














Les grandes sensations qui reviennent brutalement à l'arrivée des beaux jours. Les grands et magnifiques jours. Les eternelles nuits. Ces instants qui nous manquent toute l'année. Ca se ressent. J'ai envie de vivre de vivre de vivre de vivre de vivre de vivre. Liberté.
I feel so fine.




# Posté le vendredi 13 avril 2007 17:30

Modifié le samedi 28 mars 2009 13:34

California rest in peace.


Parce qu'on se pointe (presque) en retard, parce que quand on commence à quinze, on s'en rend compte à vingt-cinq, parce qu'ils se foutent de ma gueule en sport, parce qu'elle rythme les désespérantes révisions de physique en chantant, parce que mon c½ur s'emballe, parce qu'elle rigole pour rien, parce qu'on se fait attaquer en histoire, parce que Brice occupe une chaise, parce que des ombres trainent dans les couloirs, parce que les jeunes filles draguent leur professeur, parce que mes cheveux ne tarderont pas à cramer en chimie, parce qu'il ne reste que quelques heures de cours, parce qu'elle était au piano quand je suis rentrée, parce que bientôt, nous nous endormirons à l'aube dans l'herbe, parce que bientôt, nous nous lèverons à sept heures du soir, parce que tu me parleras beaucoup, parce que le vent, dans nos cheveux, est au rendez-vous, parce qu'il n'a d'yeux que pour elle. Parce que personne n'est pret pour le changement, mais parce que tout doit changer.

Ephémère.

California rest in peace.

# Posté le jeudi 12 avril 2007 12:36

Modifié le vendredi 15 août 2008 10:06

Faudrait penser la prochaine fois.

Faudrait penser la prochaine fois.

C'est la première fois que tu m'emmènes pour passer la nuit chez toi. Tu mets Nirvana dans ta chambre, tu m'expliques qu'il y a des chances que le lit pliant fasse des siennes, tu te déchires et toutes les perles de ton collier se barrent. Et, tu rigoles, Marilyn Manson gueule. Tu casses l'ambiance quand tu m'annonces que l'on doit se casser chez Damien. Alors tans pis. Nous sommes les deux coincées, assises sur le canapé, qui se marrent des que les adultes ont le dos tourné. Tu mates le paysage, par cette belle nuit : les volets sont fermés. Tu étouffes Damien sous sa couette et tu le fais bien chier. Dans la rue, il fait froid, il essaie de nous foutre les boules. Il y arrive. Tu chantes les Red Hot et tes parents me demandent de te faire taire. Et puis la nuit passe. Nous sommes le 17 février, et ce soir est sensé être
le plus beau soir de toute ma vie.
Les autres étaient à l'étage, tu étais assis dans la douche, j'étais à côté de toi.
Violence. De la mémoire.
*

# Posté le samedi 07 avril 2007 19:57

Modifié le samedi 28 mars 2009 13:31

Ce parfum de nos années mortes, ceux qui peuvent frapper à ta porte, infinité de destin, on en pose un, qu'est-ce qu'on en retient ?

Ce parfum de nos années mortes, ceux qui peuvent frapper à ta porte, infinité de destin, on en pose un, qu'est-ce qu'on en retient ?

Cours de français. Argumentation. Kurt Cobain s'est suicidé. Non Madame, je ne suis pas d'accord. Les jeunes sont violents. Non, il y a des jeunes pacifistes. Oui mais Jade est vieille. Arrête, tu vas péter mon portable. Envoie pas ça, t'es dégueulasse. Tu l'as fait. J'en reviens pas. Mais non, c'est toi qui l'a fait. C'est toi qui l'a écrit. Mais c'est toi qui l'a envoyé. Tu penses à qui ? Il fait bon. Ne te retourne pas. On a l'air con. Et si j'allais leur demander de poser pour des photos ? Il y avait les traces d'un avion dans le ciel. J'ai fermé les yeux. Une minute après, il n'y avait plus rien. Et si j'te prenais dans l'herbe, là ? J'ai envie d'y retourner. T'es pas concentrée. T'es fatiguée. Tu penses à autre chose. J'suis inspirée. J'ai envie de rester là toute la soirée. Si seulement j'pouvais lire dans tes pensées. On s'endort ? J'ai envie de parler avec toi plus souvent, comme ça.

« Tu trouves pas que dans l'air qu'on respire, dans le ciel qui nous illumine, il y a quelque chose qui fait qu'on ne sait pas ce qui va arriver demain ? »

Je m'endormirais bien contre toi, comme ça, sur ton ventre, dans l'herbe, c'est la fin de la journée. Et on ne se soucis de rien, tu penses à quoi, tu penses à rien, je me sens bien, je suis troublée, je ne sais plus, mais je suis bien, c'est tellement beau, et si rien ne pouvait s'arrêter, si tout pouvait durer, si ce moment pouvait ne jamais, appartenir au passé.

Le vent l'emportera,
Tout disparaîtra. *


# Posté le vendredi 06 avril 2007 18:54

Modifié le vendredi 15 août 2008 10:01