# Posté le mardi 06 octobre 2009 05:29

Si tu mens regarde vers l'avant, les uns se lassent et s'attirent en aimant, se prendre des claques, faire circuler le sang, les masques cassent. Qui casse plait, hélas. Si tu mens calme ta fièvre, la corde se tend. A trop confondre astre ou désastre, le zénith au couchant, sentiment sans bords d'attache, ne vivre que pour l'instant. Sur les visages, des masques à dessiner. Si tu mens, entre les blancs, je frapperai le mur du temps.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 12:51

I miss you. Miss you so bad.

 I miss you. Miss you so bad.

Où es-tu ?

# Posté le mercredi 30 septembre 2009 05:03


_____Camille était invitée à dîner chez Pierre et Mathilde.
Elle laissa un message pour annuler et fut soulagée de tomber sur leur répondeur.
_____La si légère Camille Fauque s'éloigna donc. Seulement retenue au macadam par le poids de son sac à dos et par celui, plus difficile à exprimer, des pierres et des cailloux qui s'amoncelaient à l'intérieur de son corps. Voilà ce qu'elle aurait dû raconter au médecin du travail tout à l'heure. Si elle en avait eu l'envie... Ou la force ? Ou le temps peut-être ? Le temps sûrement, se rassurait-elle sans trop y croire. Le temps était une notion qu'elle n'arrivait plus à appréhender. Trop de semaines et de mois s'étaient écoulés sans qu'elle y prenne part d'aucune manière et sa tirade de tout à l'heure, ce monologue absurde où elle essayait de se persuader qu'elle était aussi vaillante qu'une autre n'était que pur mensonge.
_____Quel mot avait-elle employé déjà ? "Vivante", c'est ça ?
C'était ridicule, Camille Fauque n'était pas vivante.


A. Gavalda

# Posté le mardi 29 septembre 2009 05:31