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SENDING OUT A SOS.

# Posté le mardi 30 janvier 2007 15:11
Modifié le jeudi 17 juillet 2008 18:46

Just wish that I didn't feel like there was something I missed. This is all I need.

Just wish that I didn't feel like there was something I missed. This is all I need.


Les nuages défilent dans le ciel, c'est comme un autre monde dans lequel on voudrait se laisser tomber. Me laisser tomber. Chose qu'elle n'a pas faite. Qu'elle ne fera pas j'espère. Grâce à elle, je ne pense plus à lui. Même si il est caché dans mes pensées, scotché à mon c½ur. Au ras des pâquerettes, on observe l'univers installé là, au dessus de nous, depuis des millions d'années. Elle est attirée par le ciel et tout ce qu'il nous montre. Malaise intérieur. Je me sens vivante, et justement blessée. Vivante, mais effrayée de tout ce que j'ai à l'intérieur. Combien de temps ça va durer. Tout est si troublé. Et cette espèce de banalité de mal-être chez tous les jeunes. Je quitte l'enfance, l'insouciance. Tout cela se fait tellement ressentir. Le monde semble perdre ses couleurs, parfois. Peut-être est-ce parce que j'apprendrai à en voir de nouvelles. Je ne sais pas comment nous évoluerons, comment évolueront les choses, mais ce qui est sûr, c'est que je ne laisserai rien nous séparer, personne marcher sur notre amitié, personne ne la changer. On dirait que j'ai besoin de toi pour me sauver. Ce que l'on vit est encré, gravé. Les gens n'ont pas le droit de tout changer. Tu m'emportes et m'emmènes loin de tout ça. Le vent est doux et chaud. Je pense que demain, on repassera la même journée.
Peut-être encore plus belle que celle que l'on vient de passer.
Si c'est possible. *


Printemps 2005.


# Posté le vendredi 09 mars 2007 10:01
Modifié le dimanche 22 juin 2008 17:28


La cours de récréation. Vide. Ce vide. J'adore ce vide. Ce manque de foule autour de nous. Ce manque de mouvements aux alentours. Ces bâtiments immobiles et sans vie qui se fondent dans le gris du temps. Ce temps qui semble être sur pause à la minute même. Je me sens bien.
Pour une fois je suis dans le rythme. Les minutes s'écoulent normalement.
Je ne rate rien. Je profite de Tout et de Rien. Rien ne passe trop vite.

Les élèves sont en cours. Il est onze heures et quelques. Les filles sont assises en face de nous, à l'autre bout de la cours. Sur les bancs. Le rire de Pauline raisonne. Mais je préfère quand c'est le tien. Si j'avais l'appareil photo, encore une fois, j'immortaliserais ce moment, même s'il n'a rien d'extraordinaire. Je t'immortaliserais, toi, assise près de moi, nos visages, un peu sans expressions. Et quand on reverrait ces clichés, on se rappellerait peut-être : « Les filles étaient en face de nous, on était toutes les deux là. Le ciel était immensément gris et il ne faisait ni chaud ni froid. Il n'y a avait personne. » En gros, les détails invisibles sur ces photographies. A ce moment, on ne le savait pas encore, mais Jade était en train de se dire que nos visages se distinguaient parfaitement du banc où elle était assise. Et elle semblait pensive à côtés des deux filles qui jacassaient près d'elle. Un peu plus tard, on invitait Fabien à notre table pour la déconne, avec le plus grand malaise. Un peu plus tôt, on cherchait des livres sur l'adolescence et sur la drogue dans le CDI, pronnoncant des mots un peu trop tabous et un peu trop fort, ce qui troublait la lecture des élèves sérieux. Et en me baladant près des tables, je remarquais qu'Aurélie avait près d'elle La Nostalgie de l'Ange. J'en profitais pour lui dire que c'était un livre très dûr à lire. Tu en profitais pour dire que tu l'avais lu, aussi. Et quelques heures plus tard, je regardais un film vu trois ans auparavant, dont je n'avais plus entendu parler depuis. Film qui m'avait donné envie, je me souviens maintenant, de m'intéresser à la réalisation et à la photographie, grâce à sa mise en scène particulière. Et un peu plus tôt, je ratais mon contrôle de chimie. Encore une journée. *

- J'ai envie d'écrire chaque moment qui vient. T'as pas envie d'écrire tout ce que tu vis ?
- Ca dépend des moments. Pourquoi, toi oui ?
- Ouais.
# Posté le vendredi 30 mars 2007 15:21
Modifié le mercredi 28 mai 2008 14:08




Allez, laisse moi seule, laisse moi hurler ce qui doit sortir avant que je ne me noie, tout au fond de moi. Je ne sais pas comment m'y prendre, je ne sais pas ce que je dois croire, alors enlève toi et laisse moi faire comme je le sens. Je m'interdirai jusqu'au bout de devenir un sale pion dans un jeu sans interet. Je ne veux pas de règles. On ne me dictera pas ce que je devrai faire. Je m'empecherai de tomber dans le piège. Je veux prendre le contrôle sur moi-même tant qu'il est temps, tant qu'il est encore temps. Refuser la dépendance. Je veux encore pouvoir me perdre dans l'immensité des jours sans avoir l'impression de gacher mon temps. Je veux pouvoir rêver sans être souillée. Je veux garder cette liberté et demeurer celle que l'on ne comprend pas. Et se perdre dans le vent, les rayons du soleil, bien trop hauts au dessus de ma tête. Je suis seule. Je n'appartiens à personne. Juste terriblement envie de tout ressentir en grand. Ressentir immensément. Et je ne laisserai personne tuer ce sentiment. Tu comprends. Mais j'ai peur, tu sais.


I won't let you smother it,
I won't let you murder it. *
# Posté le mercredi 04 avril 2007 15:28
Modifié le jeudi 05 juin 2008 13:12

Rater son train. Se recoucher. Trop loin. Five minutes left. Une journée commence.

Rater son train. Se recoucher. Trop loin. Five minutes left. Une journée commence.
















Anytime. Anyway. *
# Posté le mercredi 18 avril 2007 07:22
Modifié le mercredi 28 mai 2008 14:08